Hanoï est une ville qui possède les siens et désarme les autres. Huit saisons, douze cycles floraux, une identité qui change à chaque pas. Matins froids, après-midis tièdes, ruelles calmes, rues pleines. La ville avance avec une intensité douce, constante. Nul besoin d’y être né pour l’aimer. Il suffit d’y respirer une fois.
Eau de Hanoi fut notre création la plus exigeante. Nous avons refusé la version attendue — tendre, nostalgique, décorative. Hanoï est intérieure, complexe, élégante, traversée de contradictions. Le parfum devait traduire cela : émotions contenues, profondeur silencieuse, beauté maîtrisée. L’osmanthus du Sichuan et le lotus Angel Wings de Perse — extraits en CO₂ supercritique et affûtés par Pheromone Encapsulate — en forment le cœur. Rares, précis, incontestables. Un floral noble, froid, lumineux, comme la ville quand elle se laisse lire.
Pour conclure, nous avons posé le thé de Tà Xùa — doux de rosée, minéral, issu d’arbres bicentenaires — sur un fond de cèdre et de vétiver. La structure retient les contrastes de Hanoï : encens dans l’air des cathédrales, mousse sur les murs anciens, silence parfumé des cours de temples. Eau de Hanoi n’est pas une carte postale. C’est la voix intérieure de la ville — réservée, raffinée, irréductiblement elle-même.











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