Coma Or Gasm tire son nom de Nicotiana — le genre botanique du tabac — et de la nicotine, l’une des dépendances les plus puissantes au monde. Le tabac marque la parfumerie depuis le XIXᵉ siècle: séduire, rassurer, imposer. Mais ici, tout commence par un souvenir intime: l’enfance d’Eric Tran, au milieu des champs de tabac. La saison des récoltes, les feuilles coupées à la main, empilées en bottes vertes épaisses. Le tabac frais n’est ni sucré ni fumé — il est froid, mentholé, végétal, intensément vivant. Une odeur gravée, restée en attente.
La nicotine stimule la dopamine. Coma Or Gasm en recrée l’effet — sans chimie. Il entoure, séduit, rend presque impossible l’abandon. Le parfum saisit l’instant précis de la coupe: feuilles vertes, bois vif à peine scié, air saturé d’arômes crus. Un souvenir d’enfance transformé en addiction moderne — rare, radicale, sans équivalent dans l’univers du tabac.
Construit autour d’absinthe sud-américaine extraite au CO₂ supercritique, de vétiver fumé et d’un accord Pheromone Encapsulate évoquant le végétal écrasé, Coma Or Gasm reste volontairement audacieux. Fleurs de tabac cubaines et feuilles de cigare fraîches — cueillies à la main, nourries à l’eau de montagne — en forment le cœur. Le résultat est net, vert, puissant: le tabac à l’état brut, élevé au rang du luxe.








English