Fluermenco est né à Séville, sous une pluie légère et des lumières rouges de scène. Le flamenco est le battement du cœur espagnol — pas tranchants, claquements, respiration, tension. Ce soir-là, la danseuse en rouge avançait comme le feu : sueur sur la peau, souffle court, puis un silence soudain, presque électrique. Dans cet instant suspendu, elle s’ouvrit comme un pétale de néroli rouge — humide, lumineuse, irrésistible. Fluermenco tire son nom de ce moment précis : une fleur en mouvement, une danse devenue parfum.
Séville est saturée de néroli. En mars, la ville entière fleurit. L’air devient doux, éclatant, étrangement sensuel — surtout la nuit. Il enveloppe comme une peau chaude après le bain : propre mais brûlante, innocente mais provocante. Ville classée à l’UNESCO, Séville est un rêve ancien — palais, cathédrales, jardins royaux — tous baignés du même souffle floral. Fluermenco reconstruit cette atmosphère à partir de nérolis d’Égypte, du Maroc et d’orangers de Séville âgés de cinq ans, cueillis à la main avant l’aube pour préserver leur pureté.
Le néroli mène la danse : frais, humide, vibrant. Le gardénia l’adoucit. Le pin et l’ambre gris l’ancrent. Le musc noir apporte une tension sombre, addictive — comme l’apogée d’un spectacle. En fond, le néroli continue de bouger, incandescent sur une peau chaude et musquée. Tenace, reconnaissable, intensément vivant, Fluermenco est un parfum dont on tombe amoureux — et dont on ne se détache plus.











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